Ce modèle troisième du nom de la série SP 25 fait partie des modèles d'entrée de gamme de la marque tout comme l'ensemble de la série.
La première SP 25 aussi appelée SP 25 MK I ou SP 25 mark 1 a été commercialisée selon les sources à partir de 1964-65, pour d'autres vers 1967.
A l'instar de la deuxième SP 25 ou SP 25 MK II qui lui a succédé en 1969 c'était un modèle semi automatique ou manuel avec un système de relevage du bras et un arrêt automatique.
Ces deux premiers modèles se caractérisent par un bras droit en aluminium et une coquille porte cellule amovible, elle est de forme trapézoïdale dans le cas de la MK II. Ils sont quadruple vitesse 16 ; 33 1/3 ; 45 et 78 tours.
La version MK III que je vous présente ici introduit un mode entièrement automatique en parallèle d'un mode manuel.
Un levier à trois positions OFF MANUAL AUTO permet de choisir le mode tandis qu'un autre propose deux diamètres de 33 tours 7 et 12 pouces; 45 tours 7 pouces et 78 tours 10 pouces.
Le porte cellule est fixe et un système de languette ou slide permet de monter la cellule puis de l'insérer dans cette coquille. Il semblerait que pour cette version MK III ce slide ait été nommé C2 par Garrard.
Cette version SP 25 MK III aurait été commercialisée à partir de 1971 et aurait été remplacée en 1974 par la SP 25 MK IV dont la coquille fixe avec slide est de forme rectangulaire. Autre modification à partir de cette version les couvercles fumés clairs ou transparents des versions précédentes sont remplacés par des couvercles fumés beaucoup plus foncés et utilisent désormais un système à charnières dont sont dépourvues les premières versions.
Ces quatre modèles à bras droit en aluminium utilisent tous un système de contrepoids parallélépipédique suspendu et possèdent une molette latérale de réglage de pression de la cellule avec un petit levier latéral pour régler l'antiskating.
La SP 25 MK VI introduite en 1975 face à une concurrence de plus en plus féroce, notamment japonaise, introduit un système de courroie pour limiter de manière plus ou moins réussie le rumble qui est le grief le plus reproché à cette série SP 25. Autre innovation en plus d'un design plus moderne : le bras droit en aluminium est remplacé par un bras en forme de J à contrepoids cylindrique et la coquille en forme de T utilise un slide rectangulaire.
Les vitesses disponibles 33 et 45 tours/minute se choisissent désormais par un levier à gauche de la platine et les deux leviers de droite permettent respectivement de démarrer et choisir le mode manuel ou automatique pour l'un et le diamètre du disque pour l'autre indépendamment de la vitesse.
A partir de 1977 Garrard pour rester dans l'air du temps multiplie les modèles pour tenter d'améliorer la qualité sonore et l'esthétique aux dépends de l'automatisme en proposant des gammes à courroie ou entrainement direct aux détriments des systèmes à galet et donc de la SP 25 qui fut délaissée alors qu'elle s'était vendue en très grand nombre les années précédentes.
Sa situation économique empirant fortement elle fut finalement revendue en 1979 à Gradiente Electronica, une entreprise brésilienne.
Il semble qu'une version SP 25 MK VI restée assez confidentielle soit toutefois sortie à cette époque en parallèle d'un modèle Disco Driver 80 qui est en quelque sorte une SP 25 MK VI sans aucun automatisme.
Revenons en à cette SP 25 MK III.
Cet exemplaire est entièrement d'origine avec sa plinthe et son couvercle légèrement fumé qui portent un logo Garrard noir en relief.
La cellule est un Shure M55EM avec un stylus de la marque qui semble lui aussi d'origine.
A l'écoute l'ensemble est plutôt neutre avec une dynamique légèrement plus faible que ce que je peux obtenir avec d'autres platines en ma possession.
Le rumble souvent décrié avec cette platine est relativement faible, peut-être parce que j'ai la chance d'avoir un galet qui est resté en bon état et souple et parce que la cellule est bien adaptée au bras.
Ce n'est pas moi qui ait fait ce choix, la platine est arrivée à la maison ainsi avec le levier de changement de vitesse et l'automatisme complètements figés par de la graisse sèche.
Pour finir, quelques vues de la platine lors de son démontage pour réparation :
Garrard SP 25 MK III
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Garrard SP 25 MK III
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Re: Garrard SP 25 MK III
Très bon compte rendu JP, il met bien en valeur la qualité des " Bonnes Garrard " de cette époque, certes bien plus qualitatives que les versions courroies qui ont enterré la marque, une bonne SP 25 est pour moi bien meilleure que la serie de THORENS (160, 166, 145, Mk1 Mk2 etc ..)
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Re: Garrard SP 25 MK III
Très chouette. On reste certainement en dessous des Dual de la même veine. Combien pèse le plateau ?
C’est quoi une plinthe ? Le socle ? (Bon je crois que c’est peine perdue
)
C’est quoi une plinthe ? Le socle ? (Bon je crois que c’est peine perdue
)Jacques
If it's broke, fix it!
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Re: Garrard SP 25 MK III
Désolé Jacques je n'ai séparé le socle de la plinthe.
Pour le plateau il est en partie en acier et en partie en alliage (Zamak ?) les deux parties étant rivées en trois points.
C'est bête je n'ai pas pensé à en faire des photos sur le moment, j'étais un peu peu trop préoccupé par la remise en route du mécanisme de l'automatisme qui m'en a fait voir avec par endroit de la graisse complètement collante et collée tellement elle était figée : viewtopic.php?t=13181
C'est plutôt une plinthe qu'un véritable socle massif.
La base est fermée par un capot en plastique qui est maintenu sur le reste par 4 petits pieds vissés.
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Re: Garrard SP 25 MK III
Jacque mon lapinchartz a écrit : ven. 22 mai 2026 20:23 Très chouette. On reste certainement en dessous des Dual de la même veine. Combien pèse le plateau ?
C’est quoi une plinthe ? Le socle ? (Bon je crois que c’est peine perdue)
Un platyeau de LAB 80 est aussi qualitatif que celui d'une belle 1229
Garrard LAB-80 et Dual 1229, on peut parler de même qualité
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Re: Garrard SP 25 MK III
Plateau de Garrard SP-25 bi métal, on retrouvera ce principe sur la Garrard Zéro !
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Re: Garrard SP 25 MK III
Merci Ramutch d'avoir trouvé ce cliché du dessous du plateau.
Sur la platine que je vous ai présenté il est vraiment très propre : aucune trace d’oxydation sur les zones peintes. C'est tout juste si l'on devine la zone de contact avec le galet qui l'entraine.
Sur la platine que je vous ai présenté il est vraiment très propre : aucune trace d’oxydation sur les zones peintes. C'est tout juste si l'on devine la zone de contact avec le galet qui l'entraine.
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