Bonjour,
En lisant les différents commentaires concernant les courants de repos, je ne peux m'empêcher d'intervenir.
Comme dans beaucoup de domaines, tout le monde détient "sa" vérité. En voici une de plus.
J'ai déjà réparé pas mal d'amplis, et je rencontre encore des surprises.
Mais avec le recul, une évidence s'impose à mes yeux : je ne tiens plus du tout compte des courants de repos préconisés par les constructeurs.
Après la publication de ce commentaire, je m'attends à recevoir une volée de bois vert de la part de puristes, mais ça ne me dérange pas.
La valeur du courant de repos d'un ampli est un compromis entre deux limites :
--la distorsion de croisement si le courant est trop bas
--l'emballement thermique si la valeur est trop élevée, avec des dégâts importants si on ne réagit pas rapidement. Et ça va vite !
Quand je finalise la réparation d'un ampli avec un réglage de bias, je le mets d'office au minimum et j'écoute ce que ça donne avec un signal/sinus de très faible amplitude avec un contrôle visuel à l'oscilloscope.
Je règle le courant de repos à la limite de la distorsion de croisement, car comme chacun sait, la tension Vbe des transistors diminue avec la température.
Avec la montée en température des transistors de sortie, l'éventuelle distorsion disparait rapidement.
Surtout que certains amplis sont parfois confinés dans des meubles avec aucune ventilation.
Et ça ne pose aucun problème, aucune réclamation, aucun retour. C'est la méthode que j'ai adoptée et qui semble avoir fait ses preuves.
Cordialement